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Giovanni Bellini (Giambellino) (1430 - 1516)


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Informations sur l'artiste

Giovanni Bellini (Venise, v. 1430 - 1516) était un peintre italien de la Renaissance.
Considéré comme le précurseur de l'école vénitienne (Titien, Tintoret, Tiepolo, Veronèse, etc.). Bellini marque la rupture définitive avec le style gothique, par son attachement à la rigueur géométrique, et par ses œuvres qui effacent la différence entre monde sacré et profane.
Dans la Venise de la seconde moitié du Ve siècle, Giovanni Bellini incarne avec un talent extraordinaire l’esprit de la Renaissance italienne, mais toujours d’une manière adaptée aux traditions et aux goûts du milieu local. Giovanni Bellini naît vers 1429 à Venise, ville dans laquelle il révélera petit à petit son art, pour finalement être reconnu comme le plus grand des Bellini.
C’est dans l’atelier paternel que Giovanni apprit son métier de peintre. Il fit par la suite connaissance avec le milieu savant et novateur de Padoue, et ce à travers l’art de son beau-frère, qui devait le marquer profondément. Plus tard, le coloris de Giovanni est plus profond, plus homogène et joue déjà un grand rôle dans la représentation du relief. Il y a plus d’humanité dans les sentiments exprimés, tendresse, joie ou douleur. La nature est représentée, ce qui est nouveau : souvent les compositions se détachent sur un fond de paysage où l’on reconnaît la campagne ou les collines de Vénétie.
Les premiers ouvrages sont des petits panneaux peints alors qu’il n’a que 21 ans, telle la Pietà, qui groupe, selon un thème fréquent chez les Bellini, les figures de la Vierge, de Saint Jean l’Évangéliste et du Christ au Tombeau. On peut dater de la même année la Transfiguration et le Christ au mont des Oliviers. C’est à 31 ans que Giovanni commence à multiplier les variations sur un thème qu’il ne cessera d’exploiter : celui de la Vierge à l’Enfant.
S’étant fait connaître par ces ouvrages, il se vit confier lors de ses 36 ans, des travaux plus ambitieux. Ainsi, le polyptyque de saint Vincent Ferrer est une des grandes entreprises de Giovanni.
C’est entre 1470 et 1475 que Bellini dut se rendre à Rimini pour peindre la Pala di San Francesco qui marque un tournant capital dans sa carrière. Les années suivantes devaient donner à Bellini l’épanouissement de ses moyens. Cette période est celle de l’équilibre entre la forme et les couleurs, plus belles les unes que les autres.
Un climat spirituel se fait ressentir et une certaine poésie émane du paysage. Son importance est primordiale dans plusieurs panneaux peints entre la 46e et 56e année du peintre, tels le saint François recevant les stigmates et la lumineuse Transfiguration ; plus tardive est l’Allégorie mystique des offices.
Vers 1480 et pour une période de 10 ans, Bellini peignit pour des églises vénitiennes deux de ses grands retables. Pour exemple, la pala di San Giobbe représente six figures de Saints encadrant une Vierge à l’Enfant assise sur un trône au bas duquel jouent trois anges musiciens.
En cette même année, Bellini va reprendre le thème vénitien de la conversation sacrée avec la Madone des Frari, encore en place à l’église des Frari a Venise, et dans laquelle on retrouve également l’Assomption du Titien.
Vers la fin du siècle, la clientèle de Bellini lui fit peindre de nombreuses madones de petit format. Le thème de la conversation sacrée revient dans plusieurs tableaux.
Repoussé à l’idée de réchauffer les formules qui lui avaient assuré le succès, Bellini sut renouveler son inspiration et son langage, tirant profit de ses contacts avec de jeunes peintres tels que Giorgione et Titien. C’est ainsi que le Baptême du Christ lie plus étroitement visages et paysages, les tons chauds prédominent. En 1513 Giovanni Bellini signe le Saint Jérôme lisant avec Saint Christophe, l’influence de Titien s’y affirme, tout comme dans l’Ivresse de Noé.
L’année suivante, Bellini aborda le domaine mythologique avec le Festin des Dieux que Titien remania plus tard.
C’est aux dernières années du peintre qu’appartient quelques uns de ses plus beaux portraits, comme le doge Leonardo Loredan et le présumé Pietro de Hampton Court.
Bellini ne fait peut-etre pas figure de révolutionnaire, mais le retentissement de son œuvre fut capital. Aux autres peintres vénitiens, il enseigna l’épanouissement de la forme, les ressources de la couleur, le goût de la nature et l’expression du sentiment. Dans son atelier, il forma de nombreux élèves, dont certains allèrent travailler sur la terre ferme (en dehors de Venise). Dans la première moitié du XVIe siècle, beaucoup de peintres devaient encore subir l’attrait de sa manière.